samedi 29 avril 2017

Le plateau sommital

Dominant Genève, le Salève a attiré ses habitants dès la fin du XVIIIe siècle. De Saussure, « l’inventeur du Mt Blanc », est le premier à l’étudier et à l’explorer. La montagne est devenue à la mode au début du 19ème siècle. La « haute société genevoise » ainsi que des artistes romantiques séjournent alors dans les stations climatiques de Monnetier et Mornex.

Puis, grâce au train électrique à crémaillère (le 1er au monde en 1892 !), au téléphérique et à la route, l’accès à la montagne se démocratise. Le tourisme et les loisirs, comme la randonnée, les sports d’hiver ou la Varappe, inventée au Salève, se développent.

Aujourd’hui, le Salève est un belvédère dégagé offrant des panoramas exceptionnels sur Genève, le Jura, les Alpes, le Mont Blanc et les lacs du Léman et d’Annecy. Lors des journées ensoleillées, les touristes et locaux affluent pour contempler la vue et profiter du cadre préservé du Salève.

 

Pelouses et alpages

Les Burgondes on été les premiers à défriché  la forêt pour extraire le fer. Puis ces espaces ouverts servirent de pâturages. Ces nouveaux milieux accueillent une flore et une faune particulières. Plus le sol est pauvre, moins le tapis herbacé est dense et plus la diversité de la faune et de la flore est grande : orchidées, papillons, lézards. Au Salève, un grand papillon blanc, noir et rouge, le Grand Apollon, a développé une sous-espèce propre à cette montagne isolée géographiquement.

De nombreux animaux qui trouvent refuge en forêt la journée, utilisent les pâturages pour se nourrir la nuit : lièvres, chevreuil, chauve-souris, chouettes par exemple. Le Petit Salève possède encore de grandes surfaces de prairies sèches et à ce titre fait l’objet d’un arrêté préfectoral de protection de biotope qui réglemente les activités humaines susceptibles d’avoir un impact sur les milieux.

Le pastoralisme est le seul garant du maintien des belvédères et des pelouses à orchidées au sommet du Salève. Depuis 2001, le syndicat réunit les alpagistes et les propriétaires d'alpages pour les aider à pérenniser cette activité. Avec l'appui de la Société d'Economie Alpestre de Haute-Savoie (SEA 74), de nombreuses actions ont été menées ou sont en cours : travaux de débroussaillage, curage de mares, pose de passages de clôtures, mise en place d'une Association Foncière Pastorale (AFP), acquisition de terrains, prise de mesures agri-environnementales dans le cadre de Natura 2000.

Les alpages représentent environ 1 000 hectares, pour moitié propriété helvétique. Le massif abrite actuellement 1 200 têtes de bétail dont une majorité de génisses. Les troupeaux « emmontagnent » en mai et « démontagnent » en octobre. 
En 2011, l'Association Foncière Pastorale est créée et un Plan Pastoral Territorial (PPT) signé avec la Région Rhône-Alpes pour le financement de travaux pastoraux à réaliser.

 

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